Agression et vol à Sakouli .

Point n'est nécessaire d'illustrer ce fait divers, mais il serait temps que les responsables de cette ile sans parfum dorénavant, réagissent efficacement au lieu de dormir et parler sans aucun engagement.
En général la Police réagit aux agressions, alors... Agression sur un enseignant marchant sur la route au dessus de la plage de Sakouli ce Week End ... 
Que peut on faire? Rester indifférent et muet ?  Si des initiatives se font jour en cette époque de revendications pour de meilleurs salaires, il faut aussi parler des conditions de vie , et Le Petit Journal de Mayotte sera actif , pétition, lettre, information sur tous les médias?

Une source supplémentaire d'informations à Mayotte, idéale pour les amateurs de Facebook. Moins agréable pour ceux qui souhaitent un vrai quotidien. 
https://www.facebook.com/pages/Infos-Mayotte/284533031569232 

En 2012 la délinquance était déjà en augmentation. Quelles nouvelles pour cette année, monsieur le nouveau Préfet ?
http://www.malango-actualite.fr/article/agressions%C2%A0_une_situation_%C2%A0tres_fortement_degradee%C2%A0_-8306.htm


Exprimez vous par les commentaires ici même...(je vois qu'on se bouscule sur les coms !)
DD 

lundi 17 juin 2013 13:13


M'bouzi et son histoire , par Josian .

Blog de lepetitjournaldemayotte :Le Petit Journal de Mayotte, M'bouzi et son histoire , par Josian .

Je regrette beaucoup que l'information comme la vie quotidienne à Mayotte soit incohérente, il m'a été demandé par un pilote de barque l'autorisation d'aborder à l'ïlot M'bouzi, cela compliquait le voyage. Alors je suis allé visiter une plage tranquille où des voleurs cachés m'ont dérobé du matériel photo impossible à trouver ici à Mayotte.
Cet ilot M'bouzi est préservé des voleurs, et Josian vous parle de ce paradis proche de Mamoudzou ... Il faut seulement respecter les lieux et ne rien laisser paraître de votre séjour, limité à la journée.
DD


Samedi  15 juin a été organisé par les gardes de la Réserve Naturelle M’Bouzi une visite de l’îlot en collaboration avec les Naturalistes de Mayotte (gestionnaires de la réserve), et ceci pour la première fois depuis plusieurs année. C’est une expérience amenée à se reproduire afin de sensibiliser la population à la richesse et à l’histoire extraordinaires de ce bout de terre méconnu de 83 hectares. Voici un petit rappel de son histoire méconnue.

1. La Léproserie

  L’îlot fut occupé, à partir du XIXe siècle, par des lépreux mis en quarantaine ; ces derniers n’avaient pas le droit d’en partir ; pendant un siècle et demie, ils ont été internés, faisant l’objet au fil des ans de nombreux traitements médicamenteux expérimentaux, jusque dans les années 1950 où, la science progressant, on réussit enfin à les guérir, ce qui les poussa à rejoindre définitivement Grande-Terre.

  En 150 ans d’occupation, un petit village avait été construit, fort de  150 habitants, vivant en semi autonomie de produits agricoles ; pour cela une partie de la forêt avait été défrichée pour cultiver les terres. Les habitants vendaient leur surplus de production, à très bas prix, aux grands terriens qui venaient les approvisionner.

2. Agriculture et carrière

  Après les années 50, des agriculteurs vinrent s’installer à M’Bouzi, jusqu’aux années 80  (90 pour la dernière famille) où ils furent chassés, l’Etat ayant pour projet d’en faire une immense carrière… pour construire l’aéroport !!!! Heureusement, sous la pression des associations écologistes, ce projet fut abandonné.

3. Les makis

  C’est alors que s’installa Terre d’Asile, une association aux intentions fort louables, puisqu’elle avait pour but de recueillir les makis blessés ou malades ; deux femmes Mzoungous (métropolitaines) établirent un centre de soins avec une vingtaine de makis. Mais peu à peu la situation leur échappa : au lieu de relâcher les lémuriens sur Grande Terre une fois guéris, elles continuèrent à s’occuper d’eux et à les nourrir deux fois par jour de riz blanc et de pain, les rendant  sédentaires ; peu à peu, devant l’abondance d’apport alimentaire, ils devinrent obèses et se multiplièrent : c’est ainsi qu’on en dénombrait plus de 800 début 2012, répartis sur 2 hectares, autour de l’ancienne léproserie où on les nourrissait ; cette nourriture provoqua également la multiplication des rats ; ces deux espèces ne se contentaient pas de la nourriture humaine et dévoraient tout sur leur passage : plantes, fruits, …détruisant peu à peu la flore attenante à leur lieu de vie.

  Les responsables de Terre d’Asile ruinèrent leur santé (car les conditions d’hygiène avaient fini par devenir infernales) ainsi que leur compte en banque, et pendant plusieurs années employèrent trois clandestins rwandais, payés 200 euro par mois. A une époque, des visites touristiques étaient organisées, jusqu’à ce que les visiteurs finissent par être attaqués par des makis devenus agressifs.

 4. La réserve naturelle

  En 2007, un décret ministériel créa la Réserve Naturelle Nationale de l’îlot M’Bouzi, avec une partie terrestre mais aussi une partie marine. Des gardes furent embauchés afin de protéger la zone, et pour remédier au problème des makis ils tirèrent la sonnette d’alarme au niveau national en préconisant la solution de l’euthanasie des lémuriens. C’est alors que les institutions réagirent, tout d’abord pour s’indigner de cette proposition (la fondation Brigitte Bardot monta alors au créneau…) mais ceci entraîna une prise de conscience du fait que les choses ne pouvaient plus continuer en l’état. C’est ainsi que l’association Terre d’Asile interrompit son « gavage » et partit de Mayotte en avril 2012. Avant cela ils auraient emporté avec eux une partie des makis pour les relâcher sur Grande Terre…

  Depuis, le miracle de la nature s’est opéré, la faune et la flore locales ont repris leurs droits ; avec l’arrêt des nourrissages, le problème des makis et des rats s’est résolu de lui-même : les premiers ont régulé leurs populations (ils seraient environ 150 aujourd’hui, répartis non plus autour de la léproserie mais sur l’ensemble de l’îlot, en familles de 5 à 10 individus, contre des groupes de 200 auparavant) ; les seconds ont presque disparu, n’ayant pas survécu, sans nourriture, à la saison sèche… Du coup, les fleurs, feuilles, racines et fruits commencent à repousser pour la première fois depuis presque vingt ans.

 5. Une réserve aux richesses insoupçonnées

  Pourquoi une réserve naturelle ? Parce que l’îlot possède une flore et une faune d’une grande rareté. Le principal enjeu de la réserve est sa forêt sèche endémique à Ebène des Comores. L’Ebène des Comores est une espèce en voie de disparition, et n’existe plus, à part sur l’îlot M’Bouzi, que dans quelques zones éparses de Mohéli, à la Pointe Saziley et à l’îlot M’Tsamboro : toutes des zones non protégées ! D’ici quelques années il pourrait donc n’en rester qu’ici !

  On y a également dénombré quinze espèces végétales remarquables, certaines ayant été découvertes il y a peu et étant, semble-t-il, uniques au monde !!! C’est le cas par exemple d’un champignon, vivant en double interaction avec un arbre et un insecte. On vient également de repérer une plante, la "Lagrezia comorensis" sensée avoir disparu de la surface de le terre depuis…1854 !

  Autre fait remarquable : l’îlot possède deux mangroves (ce qui constitue l’unique cas de mangrove sur un îlot à Mayotte), petites mais contenant  pas moins de cinq des sept espèces de palétuviers mahorais. En ce qui concerne la faune, le Foudi des Comores, oiseau emblématique de l’archipel et en déclin à Mayotte, y niche en toute quiétude.

  Enfin, c’est le seul endroit à Mayotte (et c’est de plus en plus rare dans le monde) où survit encore une forêt primaire, vieille de plusieurs millions d’années.

  Cet îlot, à l’histoire mouvementée et d’une richesse floristique extraordinaire, peut se visiter : son accès est libre (à condition de respecter un certain nombre de règles, il est par exemple interdit d’y mouiller son bateau : des bouées d’amarrage ont été installées à cet effet), un chemin a été aménagé,  partant  de l’ancienne léproserie et serpentant dans une partie de la forêt sèche.  La forêt primaire, pour des raisons évidentes de préservation, n’est pas accessible, mais vous pourrez l’admirer en bateau depuis la mer.

Alors, si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à venir visiter ce trésor méconnu !
Josian D.  

 

dimanche 16 juin 2013 08:22 , dans Placer l'homme en harmonie avec la nature !


Une personne au moins est consciente à Mayotte...

Blog de lepetitjournaldemayotte :Le Petit Journal de Mayotte, Une personne au moins est consciente à Mayotte...

Je cite mes sources comme d'habitude: Mayotte hebdo du jeudi 13 juin 2013:
"Une île paisible... a perdu de sa tranquillité, de son attractivité. Ses enfants partent et ne reviennent pas longtemps, ses médecins, ses enseignants s'en vont. Les écoles surchargées et le niveau déplorable inquiètent les parents. Il restera bientôt essentiellement des indexés barricadés et de jeunes adultes affamés dans les rues.Mayotte doit se réveiller ! L'île doit redevenir un endroit agréable à vivre, propre, avec de l'activité, des loisirs, des emplois créés, de l'espoir pour demain. La peur doit changer de camp. Des lampadaires aux lampes allumées dans les rues. Un couvre-feu pour les mineurs à partir de 21h00. Des forces de l'ordre en plus grand nombre pour pouvoir patrouiller la nuit le temps nécessaire. Les parents rendus responsables de leurs enfants. Le recel puni sévèrement. Des habitants invités, incités à s'organiser, par quartiers, pour surveiller leurs rues, avec des interlocuteurs pour les forces de l'ordre.La population doit reprendre possession de son île, de ses quartiers et de ses rues. C'est dramatique d'en être arrivé là et d'imaginer de telles solutions !... Mais avant d'imaginer un développement économique et social harmonieux, il faut que la sécurité des personnes et des biens soit assurée, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et ce n'est pas bon du tout."

Laurent Canavate

J'ajouterai  que les grèves ou menaces de grèves ont pu faire avancer logiquement la construction de la transition salariale des fonctionnaires et employés des collectivités ...

Les salaires pour ces derniers seront progressivement indexés jusqu'à 40% sur 4 ans.
Pour la fonction publique , les enseignants, la transition se fera sur deux ans, les contrats actuels et de la rentrée 2013 et 2014 seront respectés... Les primes également. Ensuite il n'y aura plus de système de contrat qui amenait une trop grande mobilité des enseignants et des préjudices à la stabilité des équipes. Les pressions de la hiérarchie au sujet de renouvellements arbitrairement refusés à des syndicalistes cesseront, comme des pratiques de République bananière et archaique.
Le retour dans l'académis d'origine sera possible.
Les primes d'éloignement seront versées sur 5 ans, imposables, au nombre de 26 mois de salaire. Cela peut paraître beaucoup à ceux qui vivent en métropole. Mais il faut tenir, ici, dans des conditions d'instabilité permanente, et surtout comme pour montrer l'influence de l'argent sur certains esprits , dans des conditions de solidarité quasi inexistantes. L'argent rend égoiste, c'est indéniable.  


Laurent Canavate pourra t-il bientot nous offrir un édito du bonheur de vivre à Mayotte?


La rentrée du mois d'Aôut nous le dira peut être, en tous cas la Rédaction vote pour son programme de sécurisation de Mayotte.  
DD. 

 
 

 

samedi 15 juin 2013 09:34


Le 8 juin inaperçu à Mayotte...

Blog de lepetitjournaldemayotte :Le Petit Journal de Mayotte, Le 8 juin inaperçu à Mayotte...

Tortue verte en train de brouter ...

Le 8 juin était la journée de l'UNESCO pour la protection des océans..


Samedi, rien de spécial à Mayotte n'a eu lieu, mais ce lundi 10 juin, le Président de la Région  était en garde à vue pour des emplois fictifs... L'enquête ne dit pas encore s'il s'agissait de surveiller les parcs marins de Mayotte. Les dernières expéditions qui se sont penchées sur la vie des océans : Tara , qui a réalisé un tour du Monde et vogue actuellement  pour faire le tour du cercle polaire arctique. L'étude du plancton en est l'objectif principal. 
http://oceans.taraexpeditions.org/?id_page=1

Un article spécifique sur l'océanographie est sur Wikipédia, mais la littérature en ce domaine est importante, même si je le répète, les ouvrages de biologie marine en français sont inexistants depuis 1963. http://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9anographie

Un projet original de 
J.L.Etienne, le tour de l'Océan Antarctique:

http://jeanlouisetienne.com/polarpod/

http://www.vendeeglobe.org/fr/actualites/expert/10257/l-oeil-de-jean-louis-etienne-j-aime-cet-engagement-en-solitaire.html 

La France visiblement veut réparer son retard dans le domaine de la connaissance en biologie marine...
DD. 


 

lundi 10 juin 2013 17:39 , dans Une goutte de biologie marine dans l'ocean indien.


Lisez la prose de Laurent Canavate !

Blog de lepetitjournaldemayotte :Le Petit Journal de Mayotte, Lisez la prose de Laurent Canavate !

Image ci dessus: une plage paradisiaque, infectée de voleurs, et l'on ne vous prévient pas...La population mahoraise complice? 

Il est spécifié dans le Journal de Mayottte Hebdo que les citations sont autorisées à condition de citer les sources, ce que Le Petit Journal de Mayotte a toujours fait ... Donc voici :

http://www.mayottehebdo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11051:edito-mayotte-bouge-&catid=79:editorial&Itemid=40
"Des dégâts collatéraux apparaissent aussi, des enfants abandonnés, des anciens oubliés, des solidarités, des autorités et des liens sociaux qui se délitent, pas encore vraiment remplacés, des familles parfois émiettées, des parents déboussolés, une violence qui apparait, sur fond de chômage et de clandestinité massifs."
Un article précédent, du même auteur:
"L'île souffre d'un énorme problème d'attractivité. Mais pas seulement avec des fonctionnaires ou cadres de Métropole, des compétences disparaissent dans le privé aussi, des chefs d'entreprises dégoûtés s'en vont. Les jeunes diplômés repartent de plus en plus nombreux après beaucoup d'échecs et de déception, avec beaucoup d'aigreur dans le coeur pour leur île. Les fonctions publiques débordent, malgré les besoins non satisfaits, et le maigre tissu économique survit difficilement. L'île ne créé pas (assez) d'emplois. Il y aurait pourtant tant à faire...Mayotte souffre d'un grand manque d'attractivité à cause de sa violence, de ses cambriolages incessants, de ses rackets sur les routes ou sur les plages, à cause de l'état de ses routes, à cause de ses grèves, barrages et autres arbres coupés. Mayotte souffre de son cinéma toujours fermé, de ses plages qui ne sont pas aménagées, de l'absence de salles de spectacles, de parc des expos, de son front de mer poubelle..."
J'aurais pu vous parler de Mayotte et ses Wadahas, les mariages du mois de juin, pourquoi en juin? Le printemps n'existe pas ici et les arbres fleurissent plus tard. Je vous parlerai peut être des festivités, si par hasard je croise mon chemin avec les concerts... Car l'information est toujours aussi parcellaire et je lance un appel solennel aux jeunes de Mayotte qui veulent faire la promotion des événements culturels nombreux sur l'île.. Il suffit de trois personnes pour créer une association , et avoir les compétences suivantes:  un gestionnaire de site web; un écrivain reporter , un commercial pour démarcher les prestataires de spectacles. Et Mayotte devient un lieu agréable de communication. Mais il faudra aussi un service d'ordre à la hauteur.. Je vous ai dit que toutes les plages sont infectées de bandits qui sont en connection avec des receleurs locaux, et s'arrangent pour revendre les objets volés, cela doit être facile du fait du transit important par containers vers Dubai et Madagascar. 
Je soulignerai par contre le total manque de solidarité dans la communauté des métros, chacun vaque à ses petites affaires  et s'arrange toujours pour profiter des autres sans rien donner en échange... Ainsi la faiblesse est évidente et la France acculée à la fourniture de subventions vite gaspillées, si ce n'est pillées simplement.
Ne serait ce pas le système français qui est en faillite? On peut en douter fortement, quand ici, à Mayotte je me présente à la préfecture afin de demander un duplicata de permis de conduire, et l'on m'annonce fièrement qu'il y a une liaison avec le fichier central des permis à Paris... Aussi on me délivre allègrement ce duplicata..... sans le permis moto toutes catégories ! Le fichier central de Paris a oublié d'enregistrer mon permis moto passé à Lyon... "On vous appellera" est la formule classique ... Pas de nouvelles depuis deux semaines... Les erreurs administratives sont longues à réparer... La France est complice des systèmes administratifs et financiers incohérents. Je répète donc , je crie même très fort ma nouvelle maxime pour la France " Travailler mieux pour gagner plus "
  DD.
 



dimanche 09 juin 2013 10:36


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