Interstellar à l'Alpajoe !

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Interstellar à l'Alpajoe !


Interstellar passe en exclusivité au cinéma Alpajoe de Mamoudzou ! 

Il faut vous préparer à trois heures de voyage interstellaire... Ce film américain de Christopher Nolan ressasse tous les clichés vécus sur le thème par l'histoire récente.  Les images de l'américaine Dorothea Lange sur la Grande Dépression de 1929 ont surement inspiré les passages où la poussière envahit le terroir , de nombreux témoignages parlaient de cet exode rural lié à la sécheresse du climat et de l'apparition du "Dust bowl" parfaitement illustré dans le film de C.Nolan. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dust_Bowl

http://www.espritsnomades.com/artsplastiques/langedorothea/lange.html

Il faut une certaine dose de "paranormal" afin de séduire le public ésotérique, paranormal issu des recherches actuelles sur les ondes gravitationnelles dont on ne sait presque rien et qui sont illustrées par les ondes dans la poussière qui retombe dans la chambre de Murphy, la jeune fille du voyageur intergalactique.

Le film nous présente l'histoire selon le style de "Little big man", autre succès américain, de A.Penn 1970, avec un vieillard qui raconte l'histoire de sa vie. Cette tournure de synopsis, reprise plusieurs fois dans les films américains, assure un certain prestige à l'histoire, comme pour "Water for elephants" de Francis lawrence. La puissance du souvenir.

Les hypothèses de voyage spatial avec un retour sur notre planète existent depuis le grand film de "La planète des singes" tiré du roman français de Pierre Boulle de 1963; la série de films américains suit de 1968 à 1973 issue de plusieurs metteurs en scène de la 20 century fox.

Le classique envoi d'humains congelés afin de passer l'obstacle du temps est évoqué mais on ne sait pas qui portera ces oeufs congelés ni qui élèvera ces enfants. 

Le point le plus étonnant du film est du côté des dialogues, qui s'ils évoquent comme le disent les critiques, les principes essentiels de la physique cosmologique actuelle, relativité, trous noirs, trous de ver dans l'espace temps, vagues énormes liées à la super attraction des super planètes, ces dialogues donc restent aux 3/4 incompréhensibles, comme les médecins qui parlaient latin entre eux au Moyen-âge afin de paraitre savants. Sur trois heures de film cela fait près de deux heures de dialogues abscons. C'est remarquable. On se fiera donc à ses propres impressions afin de comprendre le film. 

Il se termine sur une évocation de la relativité bien sûr, avec Cooper qui rencontre sa propre fille agée.
Le lieu final où Cooper retrouve la réalité est inspiré de certaines théories de l'Allemagne nazie qui croyait à un univers courbé mais dans un sens concave, ce qui permettrait en prenant de la hauteur de se retrouver de l'autre côté de la Terre !

Pour mieux appréhender les diverses sources du film, lire l'histoire du tournage du film ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Interstellar

Si ce film veut représenter le témoignage des recherches actuelles de Stephen Hawkin ou Kip Thorne, l'objectif d'information ou d'éducation de la jeunesse sur cette "brève histoire du temps" est largement entaché par cette pauvreté en compréhension des dialogues pseudo-scientifiques. La note du public est de 7,5 sur 10 et en ce qui me concerne je ne mettrais que 6/10 d'après les raisons que j'ai évoqué.  
Le film est donc un bon patchwork des expériences historiques sur le thème du voyage intergalactique. Je vois très peu de créativité dans le scénario... Gravity était bien meilleur dans le domaine et plus concis tout en étant plus spectaculaire avec des images fortes, et poétique !... 
Sans doute la coopération entre deux productions de cinéma américain n'a pas été optimale.. 

A lire (ou voir la vidéo) sur le sujet: "Le grand bobar du voyage vers les étoiles" dans le blog du Monde. 

A voir tout de même! 
DD.  

jeudi 13 novembre 2014 07:52 , dans Actions culturelles


CHILA !

Chila s'annonce bien... De plus la malgache "femme enfant aux yeux paillette" rythme son calendrier avec la célébration de la paix, après la première guerre mondiale. Epoque où l'on savait respecter ses engagements, pas comme en Ukraine. Vayavi passe au Loft, une nouvelle boite du centre de Mamoudzou. 
Le rythme de Chila est certainement le plus énergétivore de toutes les troupes de chansons et musiques malgaches. Très attendue, l'apparition a lieu vers 11H30, et alors que les danseurs étaient déjà échauffés, un mur de spectateur se constitue émaillé d'écrans de tailles variables. Tous veulent des images, sans doute pour leur page facebook. La société mahoraise se construit sur l'image. Vayavi danse face à un mur d'images immobile. On dirait que cela l'ennuie. Mais les moues du visage de Chila sont sans doute de composition. 
L'ambiance est paillettes. Les jambes sont longues, les jupes courtes, les chemises des hommes constellées d'étoiles et de rayons verts.

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, CHILA ! 
La soirée est bonne, mais les prix des consommations élevés. Je mitraille moi aussi afin de tester le Iphone 5S dans des conditions qui visiblement ne lui conviennent pas du tout. Ces écrans tactiles sont faits pour de bons yeux, les inscriptions difficiles à lire dans une ambiance sombre. Aussi le changement de format des Iphones d'Apple est surement bienvenu, malgré le dénigrement de la marque sur ces bijous grand format.
Si l'appareil photo de l'Iphone est assez bon en pleine lumière, voilà qu'ici il se comportera lamentablement. Juste pour rappeler que notre technologie ne peut toujours pas insérer un réflex dans un Iphone !
La montée en Iso ne se fait pas, la mise au point se cherche, le déclenchement est assez discret pour ne jamais savoir si la photo a été prise (en ambiance sombre et bruyante)  la vidéo par contre semble de bonne facture mais mon éducation m'interdit de "copier" un spectacle sans autorisation.
La fin de soirée amène les danseurs cachés au fond des fauteuils à émerger, les étoiles retournent dans le ciel et quelques gouttes de pluie étanchent la soif des corps exondés. La métisse est souple, l'européenne montre souvent des raideurs.
Chila passe , lasse , et se casse...

 Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, CHILA !

DD. 

mardi 11 novembre 2014 08:56 , dans Actions culturelles


Annonce exceptionnelle. A vendre !

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Annonce exceptionnelle. A vendre !

Le Petit Journal n'a pas vocation à présenter des petites annonces. Aussi c'est de manière exceptionnelle que je vous informe que le tailleur couturier Poupée de la rue du commerce vend son véhicule diesel citroen.  2200 € négociable, petites réparations à voir, sur les clignotants.

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Annonce exceptionnelle. A vendre !  
Voir si intéressé sur place, le véhicule est à coté de la boutique de couture "Chez Poupée". Mamoudzou.

DD.  

dimanche 02 novembre 2014 07:28 , dans Les boutiques qui rendent bien service !


Salim Ali Amir à Mayotte !

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Salim Ali Amir à Mayotte !

J'entends sonner à la porte... Il est rare d'avoir quelqu'un qui passe. Qui cela peut être? Il fait chaud, en novembre c'est l'été ici, de l'autre côté de l'équateur, à Mayotte. Alors il me faut un instant pour ouvrir la porte habillé de manière présentable. Le couloir est sombre... C'est quoi ça? En formule humoristique , c'est Kwassa? Cela me revient en un éclair , mais c'est Halloween ! Des enfants déguisés en sorcière viennent chercher des bonbons. Mais je n'ai qu'un paquet de bons gâteaux roulés à leur offrir ! Halloween ? Non, je ne fêterai pas Halloween ce soir. Je m'étale après une longue journée de travail ... Une heure à récupérer. Réveil 22 heures. Allons ... Je passe prendre une amie, qui a trouvé intuitivement la tenue appropriée. Mets un Jean m'a t-elle dit. Elle sort avec un pantalon noir et chemisier blanc, un châle rouge barre sa poitrine, comme tenu par le vent dans cette position. 
Les concerts ici à Mayotte ont lieu dans des espaces sportifs, entourés par un mur afin de contrôler les entrées payantes.
A l'entrée, tout de suite nous sentons l'ambiance orientale. Des chaises en plastique mais multicolores sont disposées devant une scène, et les danseurs peuvent s'exercer juste devant cette scène.
Je passe rapidement près de la scène afin d'assurer des images pour le Petit Journal. L'avantage ici, c'est que s'approcher de la scène n'est pas un exploit, comme pour les concerts du monde occidental. 

Salim Ali Amir chante le Toirab, parfois écrit Twarab.
Pour connaitre l'origine de cette musique royale, lire ici:

http://www.comores-web.com/article/le-toirab-aux-comores.html

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Salim Ali Amir à Mayotte !  
Loin de l'origine royale du Toirab, Salim chante en tenue très simple, chemise à carreaux et pantalon Jean, mon amie avait raison de me conseiller de mettre un Jean ! On ne peut qu'honorer cette simplicité ! dans la salle par contre les costumes sont diversifiés et éclatants !
Mais revenons à l'origine du Toirab:

Avant de fleurir aux Comores, le toirab fut introduit à Zanzibar à partir de l’Egypte, au temps du Sultan Hamoud Bin Ali. Ce dernier fit venir du Caire, vers 1900, un groupe de musiciens de twarab en vue de la promotion de la musique de cour. Ainsi, lors de son introduction à Zanzibar, le twarab était une musique de distraction réservée à la famille royale. Les musiciens égyptiens introduisirent à Zanzibar, divers instruments, le violon, en comorien fidila, le luth arabe, udi, et le tambourin. Le twarabu se développa sur l’île et influença les artistes de telle sorte que l’on y vit en 1905 la création de la première association musicale de twarab, l’Ihwan Swafa. Nombreux furent les musiciens et chanteurs zanzibarites qui devinrent extrêmement performent dans ce type de musique, parmi lesquels Soubeit, Bouda et Sitti Binti Saad. A la fin du XIXe siècle, Zanzibar constituait un centre politique, culturel et commercial de grande importance dans la région, que le siège de la présence anglaise renforçait. Le sultanat avait d’ailleurs des prétentions hégémoniques, y compris sur les Comores, et son alliance, dans les années précédant la main-mise française, était recherchée par les diverses factions comoriennes furent formés à l’Académie Islamique de l’Ile. Il faut aussi noter que pour beaucoup de Comoriens et notamment pour les jeunes chanteurs un voyage à Zanzibar était prestigieux, et donnait un gage de grande réputation, d’autant plus que les succès remportés par Sitti Binti Saad, à chaque prestation publique, avaient un écho dans l’Archipel. Le nouvel art commençait à susciter déjà chez eux une grande curiosité.

Aux Comores, le toirab fut introduit par Abdallah Cheikh Mohamed et Salim bin Hilal, eux-mêmes natifs de Zanzibar, vers les années 1912-1913. Il se répandit d’abord dans les grandes villes : Moroni, Iconi, Mitsamiouli et ne connut une expansion générale qu’à partir des années 1946-1950 c’est-à- dire au lendemain de la seconde guerre mondiale

Source : Albalad n°169 du 14 janv. 10

Nous sommes loin d'un embrigadement extrémiste tel qu'il a été décrit dans les médias il y a quelques jours. Cette fête culturelle veut au contraire par son existence défendre la liberté de culture pratiquée dans la communauté comorienne. 
Chacun est habillé de manière très choisie, on n'est pas dans la pratique de la "sape" mais dans une harmonie très agréable à regarder selon ses goûts. Les femmes portent parfois le pantalon, des jupes courtes, des robes longues, et les hommes ont parfois comme mon ami Mohamed Nabhane un costume trois pièces que la fraiche soirée permet de supporter. Les hommes dansent avec un attribut viril, la canne traditionnelle de marche, symbole probable du pouvoir royal ou du statut de "sage".

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Salim Ali Amir à Mayotte !  
Ce danseur porte avec lui sa canne de danseur démontable ici. Ce genre de soirée n'est pas une soirée où l'on vient "draguer", mais passer un très bon moment. Cela n'empêche pas un couple de finir la dernière danse par un "slow" enlacés. 

Mon ali Mohamed Nabhane me signale avec émotion que dans son livre "Deux saisons pour l'Egypte", il parle de cet enfant Samir avec qui il a partagé des moments. 

Lors de la sortie de son 10 ème album, Toyib, journaliste à El Watwan, premier journal des Comores, écrivait cette rapide biographie:
"Contrairement à ceux qui ont anoncé sa retraite un peu trop tôt, cet album sera la preuve qu'il est toujours là, et continue sa carrière. Né le 15 juillet 1962 à Moroni, Salim a commencé sa carrière de chanteur très jeune, dans les madrasa, et jouant de la flûte dans les Kaswida. Adolescent, il rejoint le groupe Ange noir avant la création du groupe mythique en 1982 de Ngaya. Son premier album Mdjewiri a été sorti pendant qu'il faisait ses études de sociologie à Paris en 1987." Toyib. 

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Salim Ali Amir à Mayotte !
 
Je n'ai pas encore trouvé une discographie détaillée de cet auteur, mais on peut écouter deux albums sur Deezer!

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Salim Ali Amir à Mayotte !  

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Salim Ali Amir à Mayotte ! 
Longue vie à Salim Ali Amir !

Choisi pour vous par DD. 

 

samedi 01 novembre 2014 15:51 , dans Actions culturelles


Grand Raid, toujours prêt !

Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Grand Raid, toujours prêt !

Photo: montage du bloc sécurité du piton des orangers (Maido)

Le Grand Raid à la Réunion est une institution. Chaque année cet événement international anime les chemins jadis parcourus par les prêtres ou les esclaves marrons. 
L'effort est important, impressionnant, les distances et hauteurs parcourues uniques dans l'histoire de l'île Bourbon.
Un ouvrage est édité , rappelant l'histoire de cette course. (librairies locales)
On trouve aussi l'histoire des différentes courses aux débuts du Raid, qui s'appelait la marche des cîmes. 

http://runraid.free.fr/grand_raid/historique.php

http://m.jourdan974.free.fr/raids.htm

Cette année, le parcours a été légèrement modifié récemment et a obligé les bénévoles à se réorganiser.

Mais tout est prêt et le départ a bien lieu ce soir 22H30.
Voir les infos ici:

http://www.grandraid-reunion.com/

 Blog de lepetitjournaldemayotte : Le Petit Journal de Mayotte, Grand Raid, toujours prêt !

La trace établie sur le chemin du rempart du Maido.

Bon courage à tous, rendez vous dans la presse locale pour suivre les coureurs !
DD.  

 

jeudi 23 octobre 2014 18:59 , dans La Reunion, la jeune soeur de Mayotte !


|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à lepetitjournaldemayotte

Vous devez être connecté pour ajouter lepetitjournaldemayotte à vos amis

 
Créer un blog